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lundi 4 juillet 2011
(Chronique) Jandy Nelson - "The sky is everywhere"
Auteur : Jandy Nelson
Titre en anglais : The sky is everywhere
Titre en français : Le ciel est partout
Lu : en anglais
Synopsis
Un amour brûlant. Une perte dévastatrice. Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie.
Alors que Bailey, sa sœur, sa meilleure amie, vient de mourir, comment continuer?
A-t-elle le droit de plaire, elle aussi? De désirer Toby? D'être heureuse, sans Bailey?
Et comment ose-t-elle rire encore? Parfois, il faut tout perdre pour se trouver...
Mon avis :
« The sky is everywhere » est un joli roman jeunesse qui évoque la vie, la mort, l’adolescence et le deuil.
Lennie vient de perdre sa grande sœur, dont elle était extrêmement proche, mais qui était aussi la brillante, la sublime, la talentueuse, la première en tout tout simplement. Lennie doit alors apprendre à exister par elle-même et à vivre sans elle.
Mais a-t-on encore le droit d’être heureuse alors qu’un proche vient de s’en aller ?
Vivre sans oublier : c’est tout le chemin que devra faire Lennie. Un chemin long et sinueux qui passera par un rapprochement avec Toby, le petit ami de Bailey, qui, comme elle, la pleure, en qui elle retrouve la même peine, le même chagrin – une relation sombre, ténébreuse, faite de désespoir partagé - et la rencontre de Joe, un jeune homme solaire, souriant, plein de joie de vivre.
Lennie est touchante, enlisée dans un tel chaos émotionnelle, partagée entre cette peur viscérale d’oublier sa sœur, mais aussi ce besoin impérieux de vivre, de sourire et de rire à nouveau. Elle se raconte dans des poèmes écrits sur des petits bouts de papier qu’elle sème un peu partout ou qu’elle griffonne à même un mur, une écorce d’arbre, …
Sa grand-mère et son oncle, avec qui elle vit, sont des personnages sympathiques, particuliers, hauts en couleur.
Le chemin vers le deuil est long et difficile ; l’auteur le décrit très bien, avec des mots simples, poétiques et justes. Et même si l’atmosphère est émotionnellement assez pesante, il y a des petites touches d’humour ici et là.
Ah et c’est la première fois que je lis un roman dont l’héroïne est clarinettiste. Il faut le signaler ! Plus sérieusement, j’ai bien aimé les références faites à la musique et à l’art en général.
En conclusion : Un petit roman très agréable sur la reconstruction de soi après un deuil.
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